L’accélération des destructions
Publié le jeudi 24 septembre 2009 · Mis à jour le jeudi 24 septembre 2009
Dans les cinquante dernières années, le rythme des aménagements, et donc des destructions archéologiques, n'a cessé de s'accélérer. On a détruit beaucoup plus, pendant ces cinquante ans, qu'au cours des 10 000 années précédentes.
La population a en effet augmenté, mais aussi le niveau de vie et les exigences en matière d'équipements. Et les techniques de construction sont aussi beaucoup plus traumatisantes pour le sous-sol. On se contentait jadis d'abattre les bâtiments anciens et d'en reconstruire de nouveaux au-dessus, faisant ainsi s'exhausser peu à peu le sol des villes en une sorte de millefeuille de couches archéologiques superposées, chacune témoignant des vestiges d'une époque donnée. Désormais, chaque nouvel immeuble, d'habitation ou de bureaux, se doit d'être doté d'un parking souterrain pour lequel on va creuser profondément, jusqu'au sous-sol géologique, toutes les couches archéologiques sous-jacentes, qui partiront vers les décharges.
L'agriculture, aussi, s'est considérablement mécanisée. La charrue à bras, tirée par des bœufs ou des chevaux, a fait place à des engins qui pénètrent et retournent le sol beaucoup plus profondément, parfois jusqu'à un mètre de la surface – ce qu'on appelle le « sous-solage ». On voit ainsi, sur des photographies aériennes prises de cinq ans en cinq ans, les traces de bâtiments romains, dont les fondations étaient encore très bien conservées sous la surface du sol, s'effacer peu à peu au fil des labours, jusqu'à devenir presque invisibles.
(…)
La population a en effet augmenté, mais aussi le niveau de vie et les exigences en matière d'équipements. Et les techniques de construction sont aussi beaucoup plus traumatisantes pour le sous-sol. On se contentait jadis d'abattre les bâtiments anciens et d'en reconstruire de nouveaux au-dessus, faisant ainsi s'exhausser peu à peu le sol des villes en une sorte de millefeuille de couches archéologiques superposées, chacune témoignant des vestiges d'une époque donnée. Désormais, chaque nouvel immeuble, d'habitation ou de bureaux, se doit d'être doté d'un parking souterrain pour lequel on va creuser profondément, jusqu'au sous-sol géologique, toutes les couches archéologiques sous-jacentes, qui partiront vers les décharges.
L'agriculture, aussi, s'est considérablement mécanisée. La charrue à bras, tirée par des bœufs ou des chevaux, a fait place à des engins qui pénètrent et retournent le sol beaucoup plus profondément, parfois jusqu'à un mètre de la surface – ce qu'on appelle le « sous-solage ». On voit ainsi, sur des photographies aériennes prises de cinq ans en cinq ans, les traces de bâtiments romains, dont les fondations étaient encore très bien conservées sous la surface du sol, s'effacer peu à peu au fil des labours, jusqu'à devenir presque invisibles.
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